Les musiciens sont physiquement répartis mais
doivent jouer "virtuellement ensemble" en temps réel. Chacun d'eux
envoie son flux audio en
multicast qui sera reçu par les
autres. Pour jouer ensemble, le retour ainsi que l'écoute des autres
musiciens se fait grâce à un
mécanisme de synchronisation
des flux audio développé comme élément de
la librairie du logiciel
jMax
(plug-in
nJam). Cette synchronisation suppose une latence constante
au niveau de la restitution du son. Les musiciens joueront alors en avance
par rapport à ce qu'ils entendront mais pourront jouer de la musique
à plusieurs de façon synchronisée.
Afin de permettre au public d'assister au concert virtuel, un
ingénieur
du son contrôle les flux audio des musiciens pour faire le
mixage sonore et spatial de la scène. Le mixage spatial consiste
à positionner les sources sonores dans un espace à trois
dimensions. Afin de permettre ce type de mixage, le son transporté
sera du son multi-canaux. Le mixage se fait à la source directement
par un contrôle distant des périphériques des musiciens.
Les travaux en cours sur ce contrôle distant utilisent l'implémentation
OpenTaz de la
norme TASE 2.0, un protocole de gestion de données temps réel
sur CORBA 2.